L’annonce  : “Accompagné d’un guitariste et de neuf écrans de télévision qu’il anime comme par magie d’un simple frôlement, Narcisse, poète du 21ème siècle vient titiller avec humour et intelligence nos neurones pour dénoncer les maux d’une société qui ne cesse de nous asséner : Toi tu te tais !”

Auteur : Narcisse
Artistes : Robin Pagès
Metteur en scène : Gérard Diggelmann

Préambule 

La mythologie grecque a fait naitre Narcisse, fils du dieu-fleuve Céphise et de la nymphe Liriopé né des « métamorphoses d’ovide », victime des foudres de la Nymphe Echo, tombé amoureux de son reflet et enfin fleur reconnue pour sa beauté mais néanmoins toxique par la « galantamine » qui la compose…

Narcisse slam… un nom de scène, qui ne doit très certainement rien au hasard… tout comme les mots, les notes, les images versées, déversées, inondant la scène du théâtre trévise ce soir de première, non loin d’une seine parisienne qui semble encore endormie, engourdie par la rudesse d’un été pas comme les autres…

Avis

Nous étions tous masqués ce soir-là, comme une annonce du silence que l’on tente de nous imposer, un masque pour « nous protéger » mais aussi « pour protéger l’autre » de nos maux, de la covid, ce nouveau virus… méthamorphoses d’ovide ( … Oups… dérive quand tu nous tiens !!) . Masqués pour découvrir cette proposition « Toi tu te tais », ces 4 syllabes, ces 4 mots qui claquent, qui posent le doigt sur les coutures, les égratignures, les petits et gros bobos, mais aussi les écorchures, les meurtrissures, sur ces bleus qui virent aux couleurs de l’arc en ciel selon l’amplitude du choc et de notre propension à la résilience…

4 syllabes pour ne pas y aller par 4 chemins, pour ne pas être binaire et ne pas verser dans le tertiaire, un ton au-dessus, puis en dessous, un la qui vous pose ici ou là : entre pauses pub, mire et sons dans un univers cathodique éclectique, ludique, psychédélique… un pêle mêle où Georges Brassens,  poupées sucrées, iwife se tutoient,  où une civilisation a passé plus de temps à visionner Gangnam Style qu’à construire les pyramides d’Egypte …

Doses d’humour, de dérision, de satire mais aussi doses d’amour :  il faudra bien plus qu’un  dé à coudre pour mesurer l’ampleur du phénomène Narcisse Slam… à l’endroit comme à l’envers, allant droit comme allant vers, la poésie de Narcisse ne manquera pas de vous atteindre, de vous étreindre, de vous embrasser à défaut de vous embarrasser.

Poésie , musicalité, résonnance, échos : peut être ne serez pas victimes mais acteurs … en attendant Moteur !! Ca tourne du coté du théâtre trévise, ne manquez pas le clap du début… et encore moins celui de la fin!

Est il utile de dire que le Slam.. est une poésie qui parle à l’âme même quand la lame est aiguisée, vous rase, vous effleure la peau et que votre pouls ne pourra que suivre le tempo ?

Photos signées Philippe ESCALIER

Informations pratiques :

Lieu:

Théâtre Trévise
14 rue de trévise

75009 Paris

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